
La Réunion
L'île de La Réunion, petit bout de France perdu au milieu de l’océan Indien, est un éden tropical dominé par deux volcans majestueux : le piton des Neiges (3070 m) et le piton de la Fournaise (2632 m). L’un accroche le ciel et domine les trois cirques de Mafate, Cilaos et Salazie ; l’autre déverse sa lave dans un spectacle fascinant depuis des siècles. Au fil des randonnées s’ouvrent les secrets de l'île, sa flore exubérante, sa forêt primaire et ses profonds canyons, contrastants avec les paysages de carte postale du littoral. La culture réunionnaise, généreuse et métissée, est particulièrement accueillante : au détour d'un sentier, un verre de rhum arrangé ou un air de guitare viennent égayer la marche. Seul, en couple ou avec des enfants, c'est une destination qui se prête à des vacances dépaysantes !
REPÈRES
Population
820 000 habitants.
Superficie
2 512 km2.
Villes principales
Saint-Denis, Saint-Benoît, Saint-Paul, Saint-Pierre, Hell-Bourg, Le Port, Cilaos.
Points culminants
piton des Neiges (3 069 m), piton de la Fournaise (2 632 m).
Langue
français.
Décalage horaire
par rapport à la métropole, trois heures de plus de novembre à mars,
deux heures de plus d’avril à octobre.UTC/GMT : + 4 h.
GÉOGRAPHIE
La Réunion, située dans le sud-ouest de l’océan Indien à environ 700 kilomètres à l’est de Madagascar est entièrement d'origine volcanique. Plus jeune île de l’archipel des Mascareignes, elle en est aussi le point culminant avec le piton des Neiges. L’érosion a creusé trois cirques naturels au pied de ce volcan éteint : Mafate, Cilaos et Salazie, dont certains villages sont uniquement accessibles par hélicoptère ou à pied. Le relief de La Réunion est très escarpé dès que l'on s’éloigne du littoral et spécialement dans "les Hauts" : on y retrouve de nombreuses rivières et des cascades qui creusent des ravines profondes, abritant une végétation luxuriante. Le parc national de la Réunion couvre 40 % de la superficie de l'île.
CLIMAT
Deux saisons caractéristiques se distinguent à La Réunion :
— La période la plus sèche, entre octobre et novembre, est la plus favorable pour la découverte de l’île, les températures sont très agréables.
— L’hiver austral, d’avril à novembre, est moins chaud et sec. De juin à septembre, les conditions sont bonnes, gel possible en montagne notamment au piton des Neiges et plus rarement, au piton de la Fournaise.
— L’été austral, la saison des pluies, est de janvier à mars, avec risques de cyclones. Il existe aussi de nombreux microclimats sur l’île.
— Température de la mer autour de 23/24 °C.
L'HISTOIRE DU PAYS
Les trois îles des Mascareignes — Réunion, Maurice et Rodrigues — sont découvertes au début du XVIe siècle par le Portugais Pedro de Mascarenhas, qui leur donne le nom de Mascareignes. Les Français prennent possession de La Réunion en 1638, débute alors son peuplement. En 1649, l’île prend le nom d’île Bourbon. Au début du XVIIIe siècle, la Compagnie française des Indes orientales organise une sorte de division du travail : à l’île Bourbon, qui ne possède pas de sites portuaires favorables, est dévolue la production, à l’île de France (actuelle Maurice), le commerce international. Les colons français de Bourbon introduisent le caféier ; la traite des esclaves noirs depuis les côtes africaines et Madagascar démarre. En 1761, La Réunion compte 22 500 habitants, à 80 % noirs, contre un millier au début du siècle. Les besoins alimentaires de la population entraînent le développement des cultures vivrières (blé, maïs) et de l’élevage. La production de café stagne, comme celles de girofle ou de poivre. Entre 1789 et 1848, l’île change plusieurs fois de nom, devient La Réunion en 1793, puis l’île Bonaparte jusqu’à son occupation par les Anglais en 1810. Rendue à la France en 1815, elle redevient l’île Bourbon, ne reprenant son nom actuel qu’en 1848. Ses liens traditionnels étant rompus avec l’île Maurice (possession par les Anglais en 1815), et les besoins en sucre de la métropole s’étant accrus du fait de la perte de Saint-Domingue, son économie est reconvertie dans la culture de la canne. La population croît rapidement : 180 000 habitants en 1860. Avec l’abolition de l’esclavage en 1848, une politique d’immigration de travailleurs à faible coût (Indiens tamouls notamment) est menée activement. Mais les petits propriétaires blancs, qui n’ont pas les moyens de recruter des salariés, abandonnent leurs plantations et se consacrent à de pauvres cultures vivrières ou à celle de plantes à parfum dans l’arrière-pays montagneux (les terres des Hauts).
L’âge d’or du commerce et du développement de l’île dure jusqu’à 1870. Puis, la concurrence de la canne à sucre des Caraïbes, de la betterave et l’ouverture du canal de Suez (qui court-circuite La Réunion sur les routes maritimes) portent un coup fatal à son économie. Cyclones, épidémies aggravent la situation.
En 1946, l’île compte 225 000 habitants. Le passage du statut de colonie à celui de département d’outre-mer (DOM) vient au secours de l’économie. La Réunion gagne une quasi-égalité avec la métropole en termes politiques et sociaux et se libère de la dynamique selon laquelle une colonie doit rapporter davantage à la métropole qu’elle ne lui coûte. La jeunesse de la population constitue une donnée importante de la vie politique locale. Comme dans tout l’outre-mer, le débat politique porte sur le statut de l’île et son autonomie.
